The Heart Of Things: Live In Paris
Un article de Unplugged Cafe.
| The Heart Of Things: Live In Paris | ||
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| CD par John McLaughlin | ||
| Année de sortie | 2000 | |
| Genre | Jazz | |
| Durée | min | |
| Producteur | [[]] | |
| Label | Verve | |
| Retour à la discographie de John McLaughlin | ||
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Titres
1. Seven Sisters 2. Mother Tongues 3. Fallen Angels 4. The Divide 5. Tony 6. Acid Jazz
Critiques
Critique Webmaster
On ne compte plus les différentes formations dirigées par John McLaughlin; en tout cas, une chose est sûre, ce "Heart Of Things" sera bien son dernier groupe avant le "millenium". John s'entend d'ailleurs tellement bien avec ses quatre petits camarades qu'il a décidé de remettre ça pour notre plus grand plaisir, mais cette fois-ci en concert, dans notre bonne vieille capitale française. John joue donc les prolongations avec 6 titres, c'est à dire autant que le "Heart of things" version studio, mais à la différence près que trois titres nouveaux font leur apparition. Pour la moitié restante, on retrouve l'originel, c'est à dire Seven sisters, Acid Jazz et Fallen Angels. Au premier abord, la découverte de ce live est suivie d'un bon apriori car le jazz est, et doit rester une musique faite d'improvisations et de changements incessants de rythme. Cette attente se concrétise en effet dès la pochette où l'on note déjà des titres d'une moyenne de 12 minutes. Le festival commence ainsi dès la 2ème piste, Mother tongues, qui fait la part belle aux transitions impromptues, laissant alternativement aux synthé, guitare et saxo, le plaisir du solo. Pour autant, l'album est conçu pour alterner avec quelques interludes plus cool (Fallen Angels) qui permettent de reprendre son souffle. Celui-ci suivi par une nouveauté, The divide, qui une fois passé le solo de saxo, n'est pas sans nous rappeller les premières expériences jazz-rock de John lorsqu'il torturait sa guitare en se calquant sur la rythmique du synthé. Ce morceau d'1/4h est une belle démonstration que l'ami John n'a rien perdu de sa fraîcheur et même si cela n'est plus aussi décapant qu'il y a 25 ans, le titre se déguste en se dandinant sur son fauteuil de mélomane. Tout au long de l'album, chaque membre donne de sa personne et il serait injuste d'oublier de citer la très belle impro du batteur (Tony). La conclusion (Acid Jazz) est à l'image de l'album: elle se distingue par un très long démarrage qui ne laisse pas présager une fin torturée. C'est toute l'ambivalence de l'artiste résumée sur ce live.
Le jazz est une musique à apprécier live, encore plus qu'en studio. Dans cette oeuvre, chacun a le rang qu'il mérite. Chacun est Maître de son Instrument. La guitare est fabuleuse, le quintette excellent, le tout jouissif. Je ne peux que recommander.
--Cédric



