You Had It Coming

Un article de Unplugged Cafe.

Jump to: navigation, search


You Had It Coming
Image:youhaditcoming.jpg
CD par Jeff Beck
Année de sortie 2001
Genre Rock
Durée min
Producteur [[]]
Label Sony
Retour à la discographie de Jeff Beck
logo-153x43.gif


Titres

1. Earthquake 2. Roy' S Toy 3. Dirty Mind 4. Rollin' And Tumblin' 5. Nadia 6. Loose Cannon 7. Rosebud 8. Left Hook 9. Blackbird 10. Suspension

Critiques

Critique Webmaster

Quand Jeff nous avait servi son "Who else", j'ai pensé aussitôt: "dépêche toi car le prochain n'est pas pour tout de suite!" Car il est avare le Beck. Ses albums se font aussi rares qu'une Rollex dans un tas de fumier. Sauf ici où il semble avoir retrouvé son inspiration qui a fait des éclats dans les 70's. Reprenons là où nous en étions la dernière fois. Jeff explorait diverses combinaisons entre guitare et techno... Cet album en est la suite logique. On pourrait bien sûr penser que ce n'est qu'une simple copie du modèle, mais l'ami Jeff n'est pas du genre à se parodier. La musique est bonne ou elle n'est pas. Et cela se vérifie dès le début, sur Earthquake ("tremblement de terre"), dont le titre en dit d'ailleurs assez long sur ce qui suit. L'ensemble apparaît clairement comme une arrivée à maturation. Tandis que l'album précédent était encore une découverte pour Jeff et pour son public, cet album marque l'appropriation parfaite des techniques modernes de mix. Il est vrai que le fond jungle a de quoi laisser perplexe, mais celui-ci n'est qu'un artifice de second plan; une rythmique et rien de plus. L'essentiel, la star, c'est la guitare! Pas de "parlottes", que des notes et autant dire que ça débite. Si le drum'n'bass peut sembler omniprésent au premier abord, l'impression qui subsiste reste malgré tout assez rock. L'essentiel est de battre la mesure.

On regrettera cependant la brièveté des morceaux: 3min30 en moyenne pour une durée totale de 36 min qui ne laissent aucune place à l'improvisation; mais c'est un choix délibéré de l'artiste qui voulait présenter un travail brut et immédiatement accrocheur. Les synthés sont certes incontournables, mais ils ne sont en tout cas qu'un moyen pour exprimer différents courants musicaux. Beck nous présente ainsi de la fusion techno-rock trash (Earthquake; Roy's toy) qui n'est pas sans rappeler Prodigy; de la musique indienne (Nadia) hypnotisante, un concerto pour oiseaux (Blackbird) ou encore la magnifique ballade Suspension qui prouve, si besoin en était, la polyvalence de notre homme. Sans oublier la reprise audacieuse de Rollin' and tumblin' , sans aucun lien avec le blues originel si ce n'est le bottleneck; et qui fait exception dans cet album en étant le seul titre non-instrumental. Bref, là où d'autres se sont cassé les dents, Beck passe haut la main. Le choc est de taille. <p>Le jeu de Beck, au milieu de cette frénésie synthétique parfaitement calquée, est toujours aussi déconcertant. Tel est bien le but de l'artiste: nous faire réfléchir sur l'évolution possible de la guitare. Qu'aurait fait Hendrix à sa place? Certainement la même chose. Beck est de l'étoffe des Génies. Jeff m'a encore impressionné. Je ne peux que conseiller...

--Cédric