Sweet Tea

Un article de Unplugged Cafe.

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Sweet Tea
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CD par Buddy Guy
Année de sortie 2001
Genre Blues
Durée min
Producteur [[]]
Label [[]]
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Titres

1. Done Got Old 2. Baby Please Don't Leave Me 3. Look What All You Got 4. Stay All Night 5. Tramp 6. She Got The Devil In Her 7. I Gotta Try You Girl 8. Who's Been Foolin' You 9. It's A Jungle Out There

Critiques

Critique Webmaster

Voilà bien la plus grosse surprise de ce début de millénaire. On attendait Buddy mais la question était de savoir où? On aurait pu le suspecter de céder au charme de la technique et de la débauche d'effets. Mais Mr Guy, qui vient de passer le cap des 65 ans, réalise là une surprise de taille; retourner aux sources mêmes de la musique: le blues. Le blues originel... Done got old nous plonge ainsi d'emblée dans un blues que Buddy n'avait plus joué depuis des lustres, sauf peut être à l'occasion avec son pote Junior Wells. C'est la bonne vieille plainte accompagnée par la guitare acoustique... Pour nous, les amateurs de blues, Buddy régale les cages à miel de ce bon vieux blues poussiéreux à souhait. Pourtant, dès la 2ème piste, on retrouve déjà cette chère guitare électrique... mais toujours avec cette lenteur et cette oppression originales dont j'avais presque oublié le parfum. A partir de l'éternel thème chéri du bluesman, j'ai nommé la femme, cette muse, qui quitte le bluesman (She got the devil in her); Buddy pousse de longs cris superbement mis en relief par une basse et une batterie pesantes qui contribuent à mettre la guitare au premier plan dans ces expressions saccadées aux allures de message mi-divin mi-diabolique tellement c'est pénétrant. Entre deux paragraphes, c'est la guitare qui s'impose par petits coups. Il est clair que Buddy ait un peu délaissé sa technique qu'il utilisait beaucoup dans ses précédentes réalisations. Pour autant, la puissance du riff est plus forte que tout. Ainsi, sur I gotta try you girl, un monument de 12 min, je suis resté littéralement scotché à l'écoute de cette rythmique lancinante sur laquelle Buddy passe des riffs tels des éclairs sortis du néant. Dans les passages chantés, c'est toujours cette rythmique qui vous entraîne. Dans les passages instrumentaux, c'est le coeur qui est saisi au vif. Je pourrais également citer Tramp où c'est carrément le cri de la guitare dans la nuit qui nous arrive en début de piste. Ce titre me fait d'ailleurs irrésistiblement penser à un passage hendrixien... Ou alors reconnaît-on là une des influences du maître Jimi? Il y a de quoi réfléchir... En tout cas, si je devais qualifier ce CD le plus simplement du monde, je dirais qu'il est l'un des rares à me faire frissonner de plaisir...

Le retour aux sources est tout simplement merveilleux et Buddy réalise là incontestablement l'un de ses meilleurs albums. Dans la série "Comment jouer le blues à la guitare électrique?", je demande Sweet tea.

--Cédric 12 mai 2006 à 23:52 (CEST)