One Quiet Night

Un article de Unplugged Cafe.

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One Quiet Night
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CD par Pat Metheny
Année de sortie 2003
Genre Jazz
Durée min
Producteur [[]]
Label Warner Bros
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Titres

1. One Quiet Night 2. Song For The Boys 3. Don't Know Why 4. Another Chance 5. And Time Goes On 6. My Song 7. Peace Memory 8. Ferry Cross The Mersey 9. Over On 4th Street 10. I Will Find The Way 11. North To South, East To West 12. Last Train Home

Critiques

Critique Webmaster

C’est par une nuit paisible, un soir de novembre 2001, que Pat débute une nouvelle histoire. Le récit est apparemment pauvre en personnages : seulement un homme et sa guitare. Mais pas n’importe laquelle ! Une guitare baryton fabriquée par Linda Manzer, un luthier canadien.
Le récit : la relation entre l’artiste et son nouvel instrument. Pat s’installe tranquillement dans son studio personnel, guitare à la main, et presse le bouton d’enregistrement presque par hasard. Il n’imagine pas alors les conséquences de cette soirée. Un an plus tard, après une longue tournée, Pat se souvient de ce fameux soir, mais aussi d’autres moments où, après le grand show avec son groupe, il aimait se relaxer seul avec cette même guitare acoustique. C’est de là que l’idée de mixer le tout sur un même album lui parvient.
12 titres, parmi les préférés de l’artiste, la majorité étant des classiques de Pat tels que Last train home, mais aussi quelques reprises inédites telle que Don’t know why interprétée par Norah Jones. Malgré une ambiance générale assez triste, le résultat final est de toute beauté. On se laisse très vite bercer par cette mélancolie acoustique, chavirer par cette douce profondeur de la guitare baryton. Parfois, on croit même distinguer une basse. Il n’en est rien. L’artiste est bien seul face à sa guitare. On dit que les Grands se révèlent seuls. Pat maîtrise la guitare, ne laissant pour seule imperfection sonore (en cherchant vraiment la petite bête !) que les glissements de doigts. Ce CD me rappelle beaucoup « Beyond the Missouri sky » et même si l’émotion y est peut-être un ton en dessous, j’ai été subjugué par la simplicité et la beauté de l’œuvre que je ne me lasse d’ailleurs pas d’écouter, seul moi aussi, dans les moments de mélancolie.

A guitare rare, album rare. Pat nous prouve là encore qu’il est bien plus qu’un musicien de jazz grand public. Il est un jazzman, un Grand.

--Cédric