Gone, Just Like A Train

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Gone, Just Like A Train
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CD par Bill Frisell
Année de sortie 1998
Genre Jazz
Durée min
Producteur [[]]
Label Nonesuch
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Titres

1. Blues For Los Angeles 2. Verona 3. Godson Song 4. Girl Asks Boy (part 1) 5. Pleased To Meet You 6. Lookout For Hope 7. Nature's Symphony 8. Egg Radio 9. Ballroom 10. Girl Asks Boy (part 2) 11. Sherlock Jr. 12. Gone, Just Like A Train 13. The Wife And Kid 14. Raccoon Cat 15. Lonesome 16. Bonus Track

Critiques

Critique Webmaster

La première chose à m'avoir marqué est certainement l'étonnante diversité musicale de ce CD. Il est en effet frappant d'entendre une telle évolution en l'espace de seulement 15 titres. D'un côté, on trouve en majorité de splendides ballades électro-acoustiques, rythmées par les seules basse et percussions, me rappelant certaines expériences métheniennes. Ainsi, Bill explore successivement l'ambiance bucolique (Verona), puis les grands espaces (Godson song) et enfin une ambiance plus feutrée (Ballroom). De l'autre, l'album contient quelques pistes plus électriques qui se caractérisent par une intro baignant dans un silence relatif pendant lequel on a l'impression de l'entendre accorder voire même désaccorder sa guitare (Blues for Los Angeles). Alors, la rythmique est lancée, régulière, de plus en plus oppressante, sombre et mystérieuse. Puis, l'artiste produit une accélération soudaine allant jusqu'à faire crier sa guitare comme sur Lookout for hope. Le titre le plus représentatif est probablement Gone, just like a train dont le tempo ne cesse d'augmenter par paliers, avec pour point culminant un solo bien saturé, faisant contraste avec l'intro et la fin où la basse est l'instrument principal. Il est vrai qu'on se pose des questions à l'écoute de ces sons presque discordants et puis on assimile ces deux côtés pour se laisser très vite bercer par ces longues ballades électro-acoustiques, s'imaginant parcourir le grand Ouest américain avec pour seule pause, le passage d'une piste à l'autre, correspondant à une petite gare de banlieue. Car, dans cette opposition de style, l'album est constant. L'essentiel commence nonchalamment, suit un rythme régulier et fait quelques pauses, à l'image du train qui s'en va...

L'ensemble, indéfinissable, est très original. Une belle découverte que je conseille vivement par sa richesse musicale et technique.

--Cédric