George Harrison

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Biographie

George Harrison est né le 24 février 1943 à Liverpool. Pour l’anecdote, il a cru pendant une quarantaine d'années être né le 25.

Il passe son enfance près du quartier de Penny Lane. Elève moyen introverti, le jeune George reste souvent seul dans son coin. Vers l’âge de 13 ans, il fait la rencontre de Paul McCartney à l'école. A la même époque, un certain John Lennon et son groupe "The Quarry Men" croisent le chemin de Paul McCartney lors d’une fête paroissiale. 6 mois plus tard, en février 1958, George Harrison rejoint son ami Paul et John pour devenir le troisième guitariste. Influencé par le rock à l’instar de ses copains, George s’inspire de ses idoles, de Chuck Berry à Gene Vincent, d’Elvis Presley à Buddy Holly.

Il travaillera encore l’année suivante comme apprenti électricien au “Blacklers Stores” de Liverpool. L’expérience lui sera bénéfique lorsqu’il s’agira de choisir et de régler le matériel sonore. Il finira d’ailleurs par aménager un mini studio d’enregistrement dans sa maison d’Esher où il vit au milieu des 60’s.

Les Beatles (1960-1970)

En l'espace de quelques années, les Quarry Men changent régulièrement de nom: "Johnny and The Moondogs", "Long John", "The Silver Beetles", "The Beat Brothers"... En mai 1960, le groupe réalise une première tournée au nord-est de l’Ecosse avec le chanteur Johnny Gentle. Durant les mois qui suivent, les "hommes de la carrière" (Quarry Men) accumuleront les batteurs : Tommy Moore, Norman Chapman, Allan Williams. En août 1960, Paul McCartney invite le batteur Pete Best à les rejoindre après l’avoir vu jouer chez les Blackjacks au Casbah Club à Liverpool. C'est ce quatuor qui partira jouer à Hambourg, recruté pour jouer avec le chanteur Tony Sheridan. Ensemble, ils enregistrent My Bonnie (Mein Herz ist bei dir nur) sous le nom de "Tony Sheridan and The Beat Brothers".

A leur retour sur Liverpool en 1962, le groupe adopte son nom final: "The Beatles". Le nom est un mélange des mots "beetle" (scarabée) et "beat" (rythme). Le premier terme étant un clin d’œil aux Crickets de Buddy Holly, le second au rock'n'roll. Les futurs "Fabulous Four" sillonnent les scènes de la ville sous l'oeil avisé de Brian Epstein, responsable du rayon disques du magasin Nems. Esptein devient rapidement leur manager et rencontre George Martin du label EMI/Parlophone. Après une audition le 6 juin 1962, ce dernier les engage, séduit par la musique autant que les individus qui la composent. C'est Martin qui les relooke en gentils garçons avec la célèbre coupe au bol. Mais le contrat n’apporte aux 4 membres qu’un malheureux penny pour chaque single vendu. Les Beatles trouveront bien un nouveau manager, Allen Klein, ainsi qu'un nouveau contrat chez Dick James Music (DJM), mais leurs royalties restent toujours dérisoires. Par ailleurs, le jeu de Pete Best est de plus en plus contesté et sa coupe de cheveux non-conforme au modèle imposé par Martin irrite ce dernier. Best sera remercié le 16 août 1962 et remplacé sur le champ par Ringo Starr, ancien membre des "Rory Storm and the Hurricanes" et qui avait déjà joué avec les Beatles à Hambourg.

Les débuts de la "Beatlemania"

Juin 1962: premier enregistrement passé inaperçu. Septembre 1962: Love Me Do. C’est le hit! Pour l’anecdote, le single ne parviendra aux USA qu’en mai 1964. Succès enchaîné par Please Please Me et la sortie de l’album du même nom, principalement composé par John Lennon et Paul McCartney. Le 17 octobre, les Beatles font leur première télé au Royaume-Uni dans l'émission "People and Places". Les débuts sont prometteurs, mais Capitol Records, le pendant américain de Parlophone (tous deux détenus par EMI) refuse de sortir leurs disques aux Etats-Unis sous prétexte que les artistes britanniques n’y marchent pas. Un petit label de Chicago, Vee-Jay Records, va pourtant passer les 3 premiers singles en février 1963 mais sans payer les royalties... Sans effet positif. Un autre label basé à Philadelphie, Swan, réitère l’expérience en août avec She Loves You. Toujours sans succès. La musique ne passe pas et les coupes de cheveux inspirent les railleries du public américain.

A cette époque, Harrison le guitariste s’improvise à l’écriture. Sa première chanson Don't Bother Me enregistrée en 1963, une journée où, malade et enfermé chez lui, il se lance le défi de voir s’il est capable d’écrire une chanson. On la retrouvera sur le 2ème album, "With The Beatles" la même année puis l’année suivante sur "Meet The Beatles!", un album spécialement réalisé pour le public américain.

En septembre 1963, George est le premier membre du groupe à fouler le sol américain. Alors qu’il rend visite à sa sœur Louise qui vit dans l’Illinois, il se rend compte que les Beatles sont de parfaits inconnus. Plus pour longtemps... Après une apparition au "Royal Variety Performance" auprès de Marlene Dietrich, début novembre 1963, la situation s’améliore. Capitol Records accepte finalement de lancer le single I Want To Hold Your Hand à la mi-janvier 64. Pour l'anecdote, ce single sera aussi interprété aussi en allemand (pour la seconde et dernière fois) sous le titre Komm, Gib Mir Deine Hand). Mais le single semble déjà se diffuser hors-circuit auprès des radios et le lancement est anticipé au 26 décembre. Plusieurs radios new-yorkaises passent le titre, bientôt rejointes par celles de Washington et du pays tout entier. Le single va déclencher la "Beatlemania". 1 million d'exemplaires seront vendus en 10 jours!

Le 7 février 1964, alors que le groupe foule le tarmac de l’aéroport JFK à New-York, c'est tout un pays qui vibre. 73 millions de téléspectateurs les suivront lors du "Ed Sullivan show" le 9 février. Et 5 singles occuperont les premières places du Top 50 durant la semaine du 4 avril, fait unique de toute l’histoire de la musique. Les Beatles découvrent bientôt le reste du monde. L'Australie et la Nouvelle Zélande en 1964: Accueillis par quelques 300.000 personnes à leur arrive à Adelaïde, soit 1/3 de la ville !

Harrison écrira de nouveau en 1965 I Need You et You Like Me Too Much sur l’album "Help!". Pour l’anecdote, s'il est parfois le chanteur principal, comme sur Chains, Do You Want to Know a Secret, Please Please Me ou encore Roll Over Beethoven, il l’est toujours lorsqu’il est l’auteur de la chanson.

Le tournant spirituel

Le 15 aôut 1965, le groupe donne le premier concert de rock de l’histoire dans un stade, au Shea Stadium de New York, devant 55.600 spectateurs. Mais derrière ce succès commercial, le groupe sera déçu par le fait de ne même pas pouvoir s’entendre jouer face à un public hystérique. Cette année 1965 marque aussi un tournant musical et spirituel chez George Harrison qui, pendant la tournée américaine, rencontre par le biais son ami David Crosby (des Byrds) le sitariste Indien Ravi Shankar. Fasciné, George n'aura de cesse de contribuer à populariser l’instrument en Occident. Après une tournée en Asie, il reviendra d’ailleurs avec sa propre sitare. Pionnier en Europe, il l'introduit sur le titre Norwegian Wood (This Bird Has Flown). Devenu entre temps l'ami de Shankar, il l'aidera à jouer au Monterey Pop Festival en juin 1967 tandis que Shankra deviendra le mentor d'Harrison.

L’influence de la musique orientale chez George ne se démentira pas. Alors que les 4 garçons de Liverpool tournent le film "Help!" aux Bahamas, ils font la rencontre d’un hindouïste qui leur parle de réincarnation. A la suite de quoi Harrison se convertira et fera un pèlerinage en Inde avec sa femme Pattie. Ce séjour sera l’occasion d’étudier la sitare et de s’inspirer de la piété des gourous qu’il croise sur sa route et des endroits sacrés qu’il traverse.

Le 29 août 1966, les Beatles donnent leur dernier concert à San Francisco avant un retour à la composition. De retour en Angleterre, ils enregistrent l'album concept "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" dont la couverture évoque les Beatles comme des icones mortes. A cette même époque, le groupe fait encore une première : il est le tout premier groupe à jouer en mondovision devant près de 400.000 personnes. Leur show transmis depuis les studios d’Abbey Road est aussi prétexte à l’enregistrement du nouveau single All You Need Is Love.

Mais le groupe s'engage dans une période difficile. Deux mois plus tard, le 25 août 1967, leur manager Brian Epstein meurt d’une overdose. Fin 1967, leur téléfilm "Magical Mystery Tour" est très mal accueilli par la presse. Fait atypique tout comme la musique du film qui contient leur seul titre instrumental : Flying.

En 1968, le groupe passe quelques semaines en Inde à étudier la méditation transcendentale avec le Maharishi Mahesh Yogi. De retour à la maison, Lennon et McCartney annoncent la création de leur propre label: "Apple Corps". Le double album éponyme ou sans nom, communément appelé "White Album" en raison de sa pochette toute blanche sort en 1968. Les premières tensions s'affichent au sein du groupe.

Harrison qui a quitté son gourou ne délaisse pas pour autant son apprentissage du spiritualisme oriental. En 1969, il produit et chante la chanson Hare Krishna Mantra en compagnie des adeptes du Temple Londonien de Radha Krishna. La chanson atteint 10 fois la tête de charts en Europe et en Asie, notamment au Royaume-Uni. La même année, John Lennon et George rencontrent A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada, le fondateur de la "International Society for Krishna Consciousness" (ISKCON) à la suite de quoi George deviendra un adepte de la tradition Hare Krishna. Il fera d’ailleurs don à l’ISKCON de sa maison au nord de Londres qui sera renommée Bhaktivedanta Manor. Adepte généreux, certains pensent qu’il leur aurait aussi offert 20 millions de livres sterling.

La fin d'un groupe mythique

Mais l’ambiance se dégrade chez les Beatles entre 1967 et 1969. Des divergences apparaissent. McCartney s’immisce de plus en plus dans la production. Il refuse certains titres à Lennon, presque tous à Harrison. Insatisfait du jeu de George, il reprend même parfois son rôle de lead guitariste. Harrison menace de quitter le groupe. McCartney souhaite également remplacer leur manager Allen Klein par Lee Eastman, le père de sa femme, Linda Eastman. Isolé sur le moment, l’histoire lui donnera raison quand les Beatles apprendront en 1971 que Klein leur a extorqué 5 millions de livres sterling.

A la fin des 1960’s, Harrison se lie d’amitié avec Eric Clapton avec qui il co-écrit la chanson Badge sur l’album d’adieux de Cream en 1969. Cette chanson, écrite dans le jardin de Clapton, sera la base de Here Comes the Sun sur Abbey Road.

Le 30 janvier 1969 a lieu le dernier concert des Beatles, sur le toit du bâtiment où siège Apple Corps à Londres. Le quatuor enregistre alors Get Back qui se retrouvera sur l'album posthume "Let It Be", support du film éponyme. Mais Harrison fait sa valise à la fin de l'enregistrement pour revenir aussitôt. Leur (avant-)dernier album, "Abbey Road", largement écrit par McCartney sort durant l’été 1969. Rien ne va plus. Le groupe se sépare en avril 1970. "Let It Be", le tout dernier album, sort en mai.

Vers la fin du groupe, McCartney et Lennon auront reconnu les qualités d’auteur de George comme en amélioration constante. Mais George Harrison n'en reste pas moins frustré de s’être vu refuser la plupart de ses chansons. Le "Quiet Beatle", surnommé ainsi pour sa discrétion et son introspection, aura pourtant écrit quelques belles choses pour le groupe: If I Needed Someone, I Want to Tell You, Love You To (aux influences indiennes), Taxman (repris par SRV), Within You Without You, Piggies, Only A Northern Song ou encore While My Guitar Gently Weeps où Eric Clapton est lead-guitariste. Surtout, il est l'auteur de deux hits, tous deux tirés d’Abbey Road: Something et Here Comes the Sun. La première sera reprise par Elvis Presley et Frank Sinatra, la seconde deviendra un hymne durant sa carrière solo.

Harrison en solo

Le groupe se sépare finalement en 1970 après 10 ans d’une carrière riche. A vrai dire, peu de choses changent. Lennon, McCartney composaient déjà beaucoup pour les Beatles, tout autant dans leur coin. Harrison composait également beaucoup mais ne pouvait presque jamais enregistrer ce qu'il proposait. Sa nouvelle carrière solo sera une manière de se rattraper.

Son premier album, "All Things Must Pass", le premier triple album de l’histoire du rock, est un moyen d’évacuer 10 ans de frustration. Enfermé entre John Lennon et Paul McCartney, George aura mis de côté une pléthore de chansons en attendant des jours meilleurs. Le single My Sweet Lord se classe N°1 mais sera gâché par une polémique. George sera condamné en 1976 pour avoir inconsciemment plagié le titre He's So Fine (1963) des Chiffons.

Le 1er août 1971, il organise le "Concert For Bangladesh" qui, en deux jours, attire près de 40.000 spectateurs au Madison Square Garden à New York dans le but d’aider les réfugiés du Bangladesh qui meurent de faim. Harrison est l’un des premiers artistes à organiser un concert caritatif de cette ampleur. Il réussit le tour de force de rassembler des artistes tels que Ravi Shankar, Bob Dylan (peu prolixe au début des 1970s) ou encore Eric Clapton fraîchement remis de sa cure de désintoxication. Malheureusement, pour quelques problèmes d’impôts et de dépenses douteuses, la cagnotte finale sera maigre. Le concert a depuis été transposé sur DVD et CD en 2005; les royalties iront à l’UNICEF.

En plus de sa carrière solo, George joue beaucoup le rôle de guest-star. Il écrit et/ou produit de nombreux titres, notamment pour Ringo Starr (It Don't Come Easy, Photograph). Il apparaît aussi auprès de John Lennon (How Do You Sleep?), d'Harry Nilsson (You're Breakin' My Heart), de Badfinger (Day After Day) ou encore de Billy Preston (That's The Way God Planned It)...

Le second album, "Living In The Material World", sort en 1973 et contient le hit Give Me Love (Give Me Peace on Earth). Harrison enchaîne avec "Dark Horse" (1974) avant de refaire une tournée américaine vivement critiquée pour la première partie de Ravi Shankar & Friends ainsi que la tendance d’Harrison à vouloir trop prêcher. L’album, classé dans le Top 20 US, fait un flop au Royaume Uni, notamment à cause de mauvaises critiques.

A la même époque, il emménage à Los Angeles et ouvre son propre label "Dark Horse Records", un sous-label d'A&M. L'entreprise est gérée par Terry Doran d’Apple et Jack Oliver venus spécialement de Londres, mais aussi par une certaine Olivia Trinidad Arias. Celle-ci, dans un premier temps, suivra George sur sa tournée. In fine, elle finira par vivre avec lui dans sa résidence anglaise à Henley-on-Thames.

George vit alors à cheval entre l’Angleterre et Los Angeles où son label Dark Horse produit quelques rares artistes comme Splinter, Attitudes ou Ravi Shankar. Il pense alors à se produire via son label une fois son contrat avec EMI expiré. En même temps que des rumeurs font état d’une possible réunion des Beatles, rapidement démentie par Harrison qui précise alors être prêt à rejouer avec tous ses anciens camarades excepté Paul McCartney.

Son dernier album chez EMI/Apple Records sort en 1975: "Extra Texture (Read All About It)" d’où sont extraits deux singles : You et This Guitar (Can't Keep From Crying) qui sera le dernier single produit par Apple Corps.

En 1976, "The Best Of George Harrison" reprend ses meilleures compositions Beatles et post-Beatles. Sans succès au Royaume-Uni. Il sort ensuite son premier album labellisé Dark Horse: "Thirty Three & 1/3", en référence à son âge du moment. Mais atteint d’une hépathite, il ne parvient pas à finir la production. A&M menace de porter l’affaire en justice. C’est alors que Warner Brothers Records s’immisce et rachète le contrat qui liait Dark Horse à A&M afin de lui octroyer le temps nécessaire à sa remise en condition.

Bien leur en prend car l’album est son plus grand succès de la fin des 1970’s. Le single Crackerbox Palace est un prétexte à faire une autobiographie humoristique. Le titre est aussi un clin d’oeil au nom de la maison de l’acteur Lord Buckley.

Dans l’intervalle, George épouse sa deuxième femme qui lui donne un fils, Dhani Harrison, avant de revenir avec un album éponyme : "George Harrison" (1979) qui contient notamment le hit Blow Away.

En 1980, Harrison est le premier Beatle à publier son autobiographie, "I Me Mine". Le livre agrémenté de nombreux clichés inédits, porte le même titre qu'une chanson d'Harrison à l'époque des Beatles. Il est l'occasion d'y faire part de ses passions pour le jardinage ou la F1, plus que d'offrir des scoops sur ses anciens copains.

En décembre 1980, alors que son ami et ancien camarade de jeu John Lennon est assassiné, George qui avait composé All Those Years Ago pour Ringo Starr, modifie les paroles pour en faire un dernier hommage à son défunt ami. Ce sont d’ailleurs les 3 Beatles survivants qui l’interprètent réunis. La chanson se retrouve sur l’album "Somewhere In England" (1981) initialement prévu pour fin 1980, mais refusé par Warner Brothers qui avait ordonné à l’artiste de remplacer plusieurs chansons et de changer la pochette. Humilié de nouveau... En 1982, "Gone Troppo" passe quasiment inaperçu et l’artiste se retire quelques années du milieu. Seule une reprise de Bob Dylan, I Don't Want To Do It, sur la BOF de "Porky's Revenge" en 1984, l'extirpe de sa retraite.

Son album du retour, "Cloud Nine", co-produit avec Jeff Lynne du Electric Light Orchestra sort en 1987. Il est très bien accueilli : N°1 aux USA et N°2 au Royaume-Uni. Finalement, ce sont moins ses hits que leur passage sur MTV qui offrent à George le succès auprès d’un large public. A la fin des 1980’s, il reviendra finalement jouer en groupe au sein des "Traveling Wilburys", famille virtuelle de (faux) demi-frères (vrais) musiciens composée de Roy Orbison, Jeff Lynne, Tom Petty et Bob Dylan, alias les Wilburys, fils de Charles Truscott Wilbury, Senior. Au départ, le groupe n’enregistre qu’un titre dans le garage de Bob Dylan, amené à devenir la face B du futur single d’Harrison. Mais la maison de disque séduite par le coup d’essai décidera de sortir le single Handle With Care en "face A" extrait d’un album à venir: Traveling Wilburys Vol. 1. Sur ordre du label, le groupe n’a que deux semaines pour boucler l’album, Dylan devant ensuite partir en tournée. L’album sort en octobre 1988. Il sera désigné comme l’un des 100 meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone.

Harrison, cinéphile devant l'éternel, diversifie ses activités et s’implique dans la production de films au travers de sa nouvelle société "Handmade Films". Il produira ainsi le film de ses amis, les Monthy Python, "La vie de Brian", suite à un retrait d’EMI Films du projet par peur de produire un film trop controversé. Il produira aussi "Mona Lisa", "Time Bandits", "Shanghai Surprise" et "Withnail and I". A la manière d’un Hitchcock, il apparaît parfois furtivement dans ces films. Dans "Shanghai Surprise", il campe un chanteur dans un bar de nuit; dans "la vie de Brian", il est Mr Papadopolous.

Un cycle se termine en 1989 avec la sortie du "Best Of Dark Horse 1976-1989" qui reprend ses meilleures oeuvres solo avec 3 inédits : Poor Little Girl, Cheer Down et Cockamamie Business. George doit alors retrouver ses frères Wilbury pour un second album, mais accumule les imprévus. Roy Orbison décède. Del Shannon est alors approché pour le remplacer, mais il décède aussi à la suite. L’album "Traveling Wilburys Vol. 3" sera finalement enregistré en quatuor mais n’obtiendra pas le même succès que son prédécesseur, malgré les singles She's My Baby, Inside Out et Wilbury Twist.

En 1991, Harrison partira en tournée au Japon avec Eric Clapton, sa première depuis celle aux USA en 1974, mais aussi, sans le savoir, sa dernière. Donnant lieu à un album "Live In Japan". George jouera encore un soir sur scène en octobre 1992 lors d’un concert hommage à Bob Dylan au Madison Square Garden. En 1995, en plein renouveau de la Brit pop, notamment grâce aux frère Gallagher du groupe Oasis, il tombe dans une stupide histoire de joute verbale par médias interposés. Les frères Gallagher sont des admirateurs déclarés de George. Mais ce dernier les considère comme stupides et insipides. Noel répondra aimablement par un laconique "il a toujours été le Beatle tranquille, peut-être devrait il rester sur cette ligne" ou encore Liam qui aimerait jouer au golf avec la tête de Harrison s’il venait à le rencontrer. Noel Gallagher et George Harrison finiront par se rencontrer et discuter en toute amitié.

Fin de carrière et mort de l’artiste

Les dernières années de l'artiste sont une succession d’imprévus regrettables. Sans le vouloir, il fait son dernier passage télévisé en 1997 comme invité secondaire pour faire la promotion des "Chants of India", une collaboration avec Ravi Shankar. Alors que l’animateur John Fugelsang fait son interview et que l’assistance passe une guitare acoustique à George, une personne du public réclame à haute voix "une chanson des Beatles!" Gêné, il finira le show à contre-coeur en jouant All Things Must Pass.

Le 30 décembre 1999, un fanatique, Michael Abram, s’introduit dans son château de Henley-on-Thames, le poignarde allant jusqu’à perforer son poumon. Sa femme Olivia parviendra à mettre hors circuit le psychopathe de 35 ans et à le livrer à la police. Abram pensait être possédé par Harrison et envoyé par Dieu pour le tuer. Reconnu comme fou, il sera finalement acquitté. Mais Harrison sait qu'il vit ses derniers instants. Fumeur de longue date, il mène tout au long des années 1990 un combat permanent contre le cancer. On lui enlèvera une tumeur à la gorge ainsi qu'une au poumon.

Ses dernières collaborations datent de 2001: sur "Zoom", un album de Electric Light Orchestra puis en solo sur Horse To The Water le 2 octobre, avec Jools Holland, extrait du futur album "Small World, Big Band".

Affaibli par son cancer aux poumons, son cerveau est bientôt métastasé. George décède le 29 novembre 2001 dans la maison d’un ami à Los Angeles. Quelques rumeurs circulent comme quoi Paul McCartney aurait offert cet endroit à Harrison pour y mourir en paix. Il s’agirait en fait de la maison de Gavin de Becker, un consultant en sécurité travaillant pour Harrison. Conformément à ses croyances, George sera incinéré dans un cercueil en carton. Ses cendres qui devaient initialement être répandues dans le fleuve sacré du Gange seront finalement déposées dans un endroit inconnu pour éviter tout afflux de fans.

Son dernier album, "Brainwashed", sera terminé par son fils Dhani et Jeff Lynne et publié le 18 novembre 2002. Le 29 novembre, un concert hommage est donné au Royal Albert Hall de Londres. Réunis autour de son fils Dhani, tous ses anciens amis et camarades de jeu: Eric Clapton, Jeff Lynne, Gary Brooker, Joe Brown, Tom Petty mais aussi Ringo Starr et Paul McCartney. Harrison sera introduit le 15 mars 2004 au Rock and Roll Hall of Fame. Son nom restera gravé dans l’histoire du rock comme le guitariste du plus grand groupe de rock de tous les temps. Passant outre l’ego de ses camarades Lennon et McCartney et l'accumulation de frustrations, George Harrison a prouvé que sa musique et son style pouvaient exister par eux-mêmes et que sa carrière était méritée.

--Cédric 29 juillet 2006 à 18:25 (CEST)

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Medley récapitulant sa carrière

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L'addition

Je vous recommande l'écoute de The Beatles: Abbey Road, All Things Must Pass et Brainwashed.
Vous devriez aussi écouter Eric Clapton.

--FabK