Crazy Horse: Year Of The Horse
Un article de Unplugged Cafe.
| Year Of The Horse | ||
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| CD par Neil Young | ||
| Année de sortie | 1997 | |
| Genre | Rock | |
| Durée | min | |
| Producteur | [[]] | |
| Label | Reprise | |
| Retour à la discographie de Neil Young | ||
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Titres
Disque 1:
1. When Dance
2. Bakstool Blues
3. When Your Longly Heart Beasics
4. Mr Soul
5. Big Time
6. Pocahontas
7. Human Highway
Disque 2:
1. Slip Away
2. Scatered
3. Danger Bird
4. Prisoners
5. Sedan Delivery
Critiques
Critique Webmaster
Je connaissais un peu le Neil Young de ces dernières années, c'est à dire folk-rock assez sage et j'entendais sans arrêt dire que ce même Neil avait joué à une époque pas si lointaine du rock un peu plus agressif avec de la vraie guitare... jusqu'à ce que je tombe par hasard sur ce concert avec son groupe "Crazy horse" enregistré à l'occasion d'un documentaire sur l'artiste. Sans apriori, j'écoute donc les deux CDs que comporte cet album. Et bien oui, j'ai été sacrément surpris! J'insère le premier CD et je reçois dès la première note de When we dance une note de guitare électrique annonciatrice d'un solo de guitare un peu plus tard. Ceci n'était qu'une introduction... Le ton rock était donné en tout cas. Car ce qui allait suivre ne ressemblait pas à un solo mais à un raid. Dans sa longueur, cette oeuvre apparaît alors comme une forme de cri, de manifestation d'un état de spleen. La voix se fait opprimée et plaintive laissant à la guitare le soin d'exprimer des sentiments plus sombres et violents. Malgré tout, on trouve quelques longs slows lyriques (ex: When your lonely heart breaks), parfois même à la guitare acoustique et à l'harmonica, et qui, bien que tristes, donnent une impression meilleure au milieu de cet excès de colère électrique. Tandis que le 1er CD gardait des influences folk, le 2ème va plus loin dans l'obscurité. Le spleen semble s'installer de plus en plus pour laisser à la guitare le rôle principal. Au premier abord, le jeu ressemble davantage à un fouillis de notes. Et puis viennent les deux derniers morceaux qui poussent un peu plus loin la violence à l'égard de la guitare. Le son devient complètement trash et Neil débite une kyrielle de notes assourdissantes, torturées, chaotiques... L'artiste joue régulièrement en boucle le même passage comme pour s'échauffer et puis lance son solo tel un coup de colère. De ce "combat", seuls les aigus subsistent. Le final apocalyptique ressemble plus à Armageddon qu'à un concert de rock. C'est comme si l'artiste jetait toute sa rage dans ce raid final, qui malgré cet excès d'électricité et de rage laisse présager une suite encore meilleure.
Certains trouveront cette oeuvre anarchique. Pourtant elle représente une partie non négligeable de la discographie de Young qui livre là une véritable thérapie cathartique à tous ceux qui veulent crier leur colère ou leur mal-être...
--Cédric



