Brian Setzer
Un article de Unplugged Cafe.
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En bref
- Guitariste, chanteur, compositeur américain
- 1960-
- Guitare préférée: Gretsh 6120
- Un hit à écouter: Rock this town extrait de The Dirty Boogie
- Ex-membre du groupe Stray Cats
Biographie
C’est comme balancer de l’essence sur le feu !" Dixit Brian Setzer en décrivant son album "The Dirty Boogie" en 1998. Toute une philosophie !
Brian Setzer est né le 10 avril 1959 à Massapequa, près de New York, aux USA. A l’âge de 8 ans, il débute la musique sur un "euphonium", un instrument de la famille des tubas, dont il jouera pendant près de 10 ans, engrangeant de nombreux prix… avant de passer à la guitare électrique en fin d’adolescence. Son professeur d’euphonium étant joueur de saxo, on comprend mieux dès lors l’intérêt de Brian pour les cuivres et ce doux rêve de monter son big band, mais le punk-rock aura le dernier mot !
Brian apprend ainsi la guitare sur les disques de Led Zeppelin, même s’il aime toujours autant traîner dans les clubs de jazz de New York tels que le "Village Vanguard" ou le "Village Gate". C’est d'ailleurs là qu’il a une révélation. En voyant le Mel Lewis Orchestra, il imagine un big band qui serait dirigé par... une guitare.
Début 80’s, Brian remet les cuivres à plus tard et monte son premier groupe, les "Stray Cats". Au passage, il exhume un genre qu’on croyait mort: le rockabilly. Etrangement, c’est en Angleterre que le groupe fait ses armes, enflammant dans la lancée les foules Européenne puis Japonaise. Le public américain ne sera converti que tardivement, avec le 3ème album : "Built For Speed" (1982). Malgré ce franc succès, les deux premiers albums ("Stray Cats" et "Gonna Ball", 1981) ne seront disponibles qu’en import aux USA.
Parallèlement, Brian a toujours cette idée de jazz-band en tête. Il y pense toujours aussi fort, mais attend le bon moment, s’abreuve avec la musique de Gene Krupa et Benny Goodman, tente l’aventure solo intermittente avec peu de succès, fait quelques apparitions en invité (Robert Plant, Bob Dylan, Paul Rodgers et Ricki Lee Jones).
Finalement, après 11 ans de rockabilly et presque autant d’albums, Brian laisse ses compères chats au vagabondage musical. Exit les Stray Cats !
1992 : Brian le monte finalement ! SON big band ! 17 musiciens: Toute la panoplie de cuivres (5 saxos, 4 trombones, 4 trompettes), basses et percussions... Le Brian Setzer Orchestra est né. Swing et rock’n’roll de rigueur !
Tout est parti d’une simple histoire de voisinage, où un beau jour en Californie, un groupe de cuivres appelle le voisin Brian à venir faire un boeuf à la sauce Thelonious Monk et Miles Davis. Quelques sessions plus tard, Brian motive sa troupe pour donner quelques concerts en Californie. Décembre 2002 : Le big band débute officiellement au "West Coast club" à L.A.
Dix minutes de jeu et le public est déjà sur la piste de danse... Un 2ème concert au "Sunset Strip Rock Club" donnera la réputation du groupe le plus en vue de Los Angeles.
1994 : Le premier album, "The Brian Setzer Orchestra", donne lieu à une tournée nord américaine de 50 dates, dont une apparition au "Montreal Jazz Festival". Le jeu fait mouche. Le mélange Rythm&Blues/Rock’n’roll revigoré emballe le public. Malgré la pléthore d’instruments, les stars sont bien: Brian et sa guitare ! Le leader charismatique n’est pas le plus tatoué, ni l’homme à la plus belle banane, mais celui qui a réussi le pari fou de faire jouer du rock’n’roll à des jazzmen!
Le succès croissant aidant, pour son 2ème album, Brian convainc le producteur Phil Ramone de le faire signer pour le label "Interscope".
"Guitar Slinger" (1996) contient plus de morceaux originaux que son prédécesseur (Ce schéma 50% reprises/titres originaux sera d'ailleurs repris dans les albums suivants): Joli petit succès. Et re-belotte pour une tournée US à guichets fermés avec en point final le concert au Greek Theatre à Los Angeles qui détonne avec ses voitures tuning à l’entrée, ses salons cigare-martini et son personnel d’accueil à la mode hawaïenne !
A force de tournées rock'n'rollesques et de bouche à oreille intensif, le groupe fait enfin carton plein en 1998 avec "The Dirty Boogie". Plus de 3 millions d’exemplaires écoulés dans le monde. Du Brian Setzer Orchestra sur MTV, sur VH1, partout ! Le CD vaut au groupe d’emporter deux Grammy awards ("Pop Performance of The Year" et "Pop instrumental of the Year") auxquels s'ajoute un double disque de platine.
Setzer a réussi le pari de dépoussiérer ce bon vieux rock'n'roll tout en l'assaisonnant de swing. Car sous ces apparences de big band des 1930’s et de ces sonorités rockabilly autrefois ringardes, la musique de Brian est bien moderne et c’est là la clé du succès.
Brian remettra le couvert avec "Vavoom!" en 2000, ajoutant la présence féminine de choristes et quelques passages de hip-hop. Car comme il le dit, Brian joue de la musique américaine mais amenée vers une nouvelle direction. Salué par la critique, mais surtout célébré par ses fans : Setzer recevra même une lettre d’un lycéen joueur de trombone le remerciant d'être désormais reconnu comme membre à part entière du groupe de son lycée !
La machine à danser est désormais lancée. Les Grammy et autres prix sont prêts à tomber. Les albums s’enchaînent : "Ignition, '68 Comeback Special" (2001), "Boogie Woogie Christmas" (2002)...
A force d’y croire, Brian a tenu son pari. Un type qui en veut et qui en donne tout autant avec sa guitare. Parti d’un petit club de 33 spectateurs pour finir dans des salles remplies de milliers de fans, le big band sauce rock’n’roll est une affaire qui roule ! Vavoom !
--Cédric
Multimédia
Fishnet Stockings live - Stray Cats - Premier enregistrement sur Stray Cats
Liens
L'addition
Je vous recommande l'écoute de The Dirty Boogie (période Orchestra avec cuivres et tutti quanti) et de Brian Setzer Collection '81-'88 avec le seul trio guitare-contrebasse-batterie.
Dans une même veine rock'n'roll, vous devriez aussi écouter Chuck Berry et Eddie Cochran.
--Cédric 16 juillet 2006 à 12:20 (CEST)



