Bill Frisell

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En bref

  • Guitariste, compositeur américain
  • 1951-
  • Guitare préférée: Klein

Biographie

Bill Frisell est né le 18 mars 1951 à Baltimore, aux USA. Mais c'est à Denver, dans le Colorado, qu'il passera son enfance. Fils d'un joueur de tuba et bassiste, Bill se met aussi à la musique par le biais de la clarinette, avant d'essayer le saxophone puis la guitare, juste pour passer le temps. A noter qu'il joue également du banjo, de la basse et du ukulélé ! Pourtant, c'est bien la clarinette qu'il affectionne par-dessus tout, se donnant régulièrement en concert dans son école. Bill pensera d'ailleurs longtemps à devenir clarinettiste professionnel.

Adolescent, il joue de la guitare dans des groupes de rock et rythm'n'blues. On peut d'ailleurs dire qu'il baigne en plein dans la musique puisqu'un de ses camarades de lycée, un certain Philip Bailey chantera quelques temps plus tard au sein d'un groupe dénommé 'Earth, Wind, and Fire'.
C'est alors que Bill fait la rencontre de celui qui deviendra son mentor : Dale Bruning, un professeur de guitare de Denver. Celui-ci aiguisera la curiosité du jeune Bill pour le jazz. Dès lors dopé par les vinyles de Wes Montgomery, Bill décide de se consacrer uniquement à la guitare et d'étudier la musique. Après un passage rapide à la University of Northern Colorado, il ressortira diplôme en poche en 1971. Mais Bill recherche déjà autre chose. Il déménage à Boston pour suivre des cours à la Berklee College Of Music. 1977 : il obtient un diplôme de compositeur arrangeur. La même année, il remporte également le 'Harris Stanton Guitar Award'. La période Berklee sera la plus formatrice. C'est là qu'il y croisera un professeur qui le marquera à tout jamais : un dénommé Jim Hall, mais aussi un certain Mike Gibbs et un autre jeunet, Pat Metheny avec qui il partagera les bancs de l'école.
L'influence de Jim Hall en terme d'harmonie restera une constante tout au long de sa future carrière. Dans le même temps, Bill s'éloigne progressivement du be-bop pour s'aventurer sur le terrain du jazz fusionné avec différents styles qu'il apprécie, dont le rock ou la country. N'oublions pas que le gamin est fan de Wes Montgomery et de Jimi Hendrix. C'est aussi à cette période qu'il développe son style de jeu atmosphérique, testant déjà une de ses futures marques de fabrique : le bottleneck flexible qui lui permet de moduler l'intonation de sa guitare. En combinant toutes ces expériences à des effets tels que le delay et la reverb, Bill parvient à rendre un son étonnamment unique.
A la fin des 70's, il part en Belgique où il fait la rencontre de Manfred Eicher, le fondateur du label 'ECM Records'. Tellement à l'aise le Billou qu'il restera fidèle à ECM toute la décennie à venir, ce qui lui vaudra la réputation de 'guitariste maison'. L'artiste enchaîne alors rapidement les enregistrements, tantôt comme leader, tantôt comme accompagnateur, notamment aux côtés de Paul Motian ou encore Jan Garbarek. Les critiques le couvrent de fleurs.
Rupture au début des 80's : Bill déménage à New York. Il collabore avec de nombreux jazzmen talentueux en quête de reconnaissance. Parallèlement, il accompagne pléthore d'artistes de tout bord, dont le batteur Ginger Baker, ou encore les chanteurs Marianne Faithfull et Elvis Costello. Sans oublier des musiciens de jazz expérimental tels que le saxophoniste John Zorn, ou encore le compositeur classique Gavin Bryars. Caméléon jazz-fusion, il aime se renouveler, comme lors du trio 'live' (1995) en compagnie de Kermit Driscoll et Joey Barron.
En 1996, il déménage à Seattle. Demandé de toutes parts, il participe à différents projets en même temps. A cette période, il s'initie notamment aux bandes originales de films en composant pour les films muets de Buster Keaton. La même année, son album 'Quartet', lui vaut même de recevoir le 'Deutsche Schallplattenpreis'.
Régulièrement acclamé par la presse, Frisell devient, à la fin des 90's, l'une des figures mondiales du jazz les plus reconnues, avec son style ambiant traversant aisément les genres. Pourtant, si Bill est capable des sons les plus électriques abusant de vibratos/legatos, il est aussi capable de jouer un son plein de swing et d'harmonie. Ce n'est d'ailleurs pas un mystère si Bill a joué avec bon nombre de figures de la musique contemporaine : de Eberhard Weber à Charlie Haden, en passant par John Scofield et Pat Metheny. Avec ces deux derniers, il partage d'ailleurs le rare privilège de pouvoir se diversifier à chaque album sans crainte de choquer son public qui dépasse les simples rangs de jazzmen.

--Cédric

Multimédia


Making-of de l'enregistrement de l'album "Ghetto Bells" de Vic Chesnutt sur lequel participe Bill Frisell qu'on découvre à la 2ème minute...

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"L'addition" est le livre d'or des mélomanes. N'hésitez pas à ajouter ci-dessous vos recommandations. Quels albums de Bill Frisell recommandriez-vous à un autre mélomane? Quels guitaristes ont un jeu proche pour celui qui veut aller plus loin?
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