Angus Young
Un article de Unplugged Cafe.
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En bref
- Guitariste, compositeur australien
- 1959-
- Guitare préférée: Gibson SG standard
- Membre du groupe AC/DC
- Un hit à écouter: Highway To Hell extrait de AC/DC: Live
Biographie
Si AC/DC est l'un des plus grands groupes de rock de tous les temps, c'est notamment sous l'influence de son guitariste leader : Angus Young.
Angus, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est pas né en Australie, mais en Grande Bretagne, plus précisément à Glasgow, en Ecosse, le 31 mars 1955. C'est à l'âge de 8 ans qu'il quitte, avec son frère Malcolm (de deux ans son aîné), son île natale pour l'Australie.
Si enfant, il gratouille sur tout ce qui ressemble à une guitare, c'est à l'âge de 11 ans qu'Angus se met sérieusement à la guitare, en même temps que Malcolm, grâce à des méthodes d'apprentissage au début ; mais c'est finalement en autodidacte qu'il se perfectionne, en repiquant ses vinyles des Rolling Stones. Angus se fera ainsi la main quelques années durant sur la guitare de son frère, avant que sa mère ne lui offre finalement une petite guitare acoustique bon marché.
Turbulent au possible, guère passionné par l'école, si ce n'est par les cours d'art, il quitte définitivement celle-ci à l'âge de 15 ans pour aller travailler un temps chez un imprimeur de magazine érotique du nom de Ribald. Pourtant, s'il fait signe de paresse sur les bancs scolaires, il nourrit tout de même l'ambition de gagner sa vie grâce à la musique.
Un an avant son départ de l'école, il lance son propre groupe, Tantrum, avec lequel il se donne en concert lors de bals scolaires. Angus, à la recherche de sa propre marque de fabrique sur scène, multiplie les prestations. Le résultat : on le reconnaît encore aujourd'hui. Des sauts de puce incontrôlés, cette démarche de canard volant et ces délires spasmodiques à même le sol. Aussi étrange cela soit-il, son langage corporel sur scène est toujours venu de façon naturelle. Tout cela est devenu sa signature en concert, servant au début de sa carrière à se faire remarquer auprès d'un public pas toujours frais d'haleine et d'esprit. Et pour couronner le tout, Angus se paye le luxe de porter le costume de l'écolier modèle, lui qui vient de quitter cette école qu'il méprise plus que tout! Une idée de sa s'ur qui adorait voir rentrer son frère de l'école en costume, guitare à la main. Celle-ci aura d'ailleurs une autre idée : le nom du groupe. Quand on voit comment le petit Angus bouge sans cesse sur scène, on fait rapidement le rapprochement.
Pendant ce temps, son frère Malcolm, après deux groupes de garage avortés, semble obtenir un certain succès, en 1971, avec les Velvet Underground (sans aucun lien avec le groupe américain!). Il faut dire que la musique est une histoire de famille puisque, au milieu des 1960's, George, l'aîné de la famille, se fait connaître en Australie avec son groupe "the Easybeats'.
Mais la célébrité est encore loin pour Angus. Pourtant, tout va s'enchaîner vite. Alors qu'un soir, il se produit sur scène, Angus traverse la scène avec sa marche de canard et trébuche sur le câble de sa guitare, continuant sa course jusqu'à chuter. Simulant tout cela comme une scène de mort, en faisant crier sa guitare à l'agonie. Cela provoquera les seuls applaudissements de la soirée. Après cet épisode, Malcolm qui monte alors son nouveau groupe, demande aussitôt à son frère de le rejoindre.
Et c'est grâce à l'aide du frère aîné, George, que, en 1973, les deux frères font leurs premiers pas ensemble sur scène.
Les débuts d'AC/DC se font au Nouvel An de 1973 dans une soirée au Chequers Nightclub à Sydney. On y retrouve Angus à la lead guitar, Malcolm à la rythmique, Colin Burgess à la batterie, Larry Van Knedt à la basse, et Dave Evans au chant. Mais cette composition fera l'objet de nombreux remaniements dans les années à venir. D'abord, Colin Burgess part pour être remplacé par Ron Carpenter, rapidement remplacé par Russell Coleman, puis Peter Clark. Suivi par Larry Van Knedt, remplacé par Rob Bailey. Et c'est finalement la formation Young-Young-Evans-Bailey-Clark qui, en juillet 74, grave le 1er single estampillé AC/DC: "Can I Sit Next to You Girl"/"Rockin' In the Parlour", produit par Harry Vanda et' George Young.
Après cela, les frères Young déménagent à la fin de l'année à Melbourne.
Encore un changement de tête... mais qui sera le bon! Le chauffeur du groupe, Bon Scott, aussi originaire du Royaume Uni, se propose de remplacer Clark à la batterie. Il leur recommande aussi un ami, Bruce Houwe, en remplacement de Bailey à la basse. Peu de temps après, les frères Young lassés de Dave Evans, finissent par le renvoyer pour incompatibilité d'humeur. Et c'est ainsi que Bon devient la figure de proue du groupe, passant du bus, à la batterie pour finir au chant.
AC/DC est alors prêt à enregistrer son 1er album: "High Voltage". Le travail en studio ne durera que 10 jours. Le groupe se compose alors des deux frères, de Bon Scott au chant, de Tony Kerrante à la batterie, et du frère aîné, George Young, à la basse. L'album sort en Australie en février 1975.
Encore un remaniement: Phil Rudd devient batteur, Mark Evans bassiste. Et l'AC/DC nouveau part enregistrer trois nouveaux albums en deux ans : "T.N.T." (1975), "Dirty Deeds Done Dirt Cheap" (1976), et "Let There Be Rock" (1977).
Entre deux, Angus et ses potes signent un contrat avec la maison de disques Atlantic en 1976 et déménagent quelques temps en Angleterre. Ils y cumulent les tournées locales avant de se lancer dans une grande tournée mondiale où ils se font remarquer en mettant le feu partout où ils passent ! AC/DC est d'ailleurs tout aussi remarquable par son hard-rock sans fioritures que par le jeu de scène d'Angus.
Pourtant, si le succès est bien là; un an plus tard, c'est encore un conflit de personnalité entre Angus et Mark Evans qui pousse ce dernier à partir. La recherche d'un nouveau bassiste se fera non sans peine jusqu'à l'arrivée de Cliff Williams qui ne quittera plus le groupe. C'est cette formation qui enregistrera quelques-uns des meilleurs albums du groupe, dont "Powerage" (1978), le live "If You Want Blood You've Got It" qui regroupe divers extraits de concerts de 1978. Enfin et surtout, c'est cette bande qui enregistre en 1979 ce que beaucoup considèrent comme le meilleur AC/DC période Bon Scott : "Highway To Hell".
Malheureusement, à la veille du changement de décennie, AC/DC, en pleine croissance de popularité partout dans le monde, doit faire face à une tragédie le 19 février 1980. La figure emblématique du groupe, Bon Scott, est retrouvée morte sur la banquette arrière de la voiture d'un ami. Officiellement mort de manière naturelle, dans les faits d'une manière un plus sex, drugs & rock'n'roll, mort dans son vomi après une soirée bien arrosée en liquides forts et autre pilule du bonheur... Angus et Malcolm doivent alors décider de l'avenir du groupe.
The show must go on... Dès la mi-mars, AC/DC se met à la recherche d'un nouveau chanteur. Malgré les nombreux postulants, aucun ne semble correspondre au profil requis. Finalement, c'est un fan de 14 ans qui leur écrit de Chicago pour leur parler d'un certain Brian Johnson du groupe Geordie qui serait le chnateur parfait. Après cela, Malcolm se souvient en effet avoir vu jouer Geordie, après quoi Bon avait d'ailleurs remarqué que Brian Johnson est l'un des meilleurs chanteurs qu'il ait vus. Un appel, une audition, et Johnson devient le chanteur officiel.
L'album suivant, "Back In Black", marquera donc le tournant. Nouvelle voix et chef-d'oeuvre plébiscité par le public et les critiques. Malgré les 15 titres écrits par Bon avant son décès et mis de côté, aucun ne sera retenu dans un souci de ne pas mélanger les styles de Bon et de Brian. C'est ainsi que la plupart des pistes sont composées par Angus et Malcolm. Juillet 1980: sortie de l'album avec une pochette toute noire en hommage à Bon Scott. Pari gagné ! L'album devient l'album de hard rock le plus vendu de l'histoire, se classant n°1 des ventes de disques en Australie et au Royaume Uni, n°4 aux USA. En 1997, cet album cumulera plus de 16 millions de copies vendues aux USA !
S'ensuit une tournée mondiale, de l'Europe aux States, en passant par le Japon' sans oublier l'Australie où ils reviennent après trois ans d'absence.
En 1981, AC/DC atteint enfin le statut de superstar. "Dirty deeds done dirt cheap", d'abord sorti aux USA en mai, devient rapidement un gros succès, se classant à la 3ème place des charts. Fin 81, AC/DC enchaîne alors "For Those About To Rock We Salute You", qui sera l'unique album à atteindre la 1ère place des Billboard charts, puis "Flick Of The Switch" en 1983. A noter que sur cet album, le batteur Phil Rudd ne participe qu'à temps partiel, encombré par une lourde addiction provoquant chez lui hallucinations au point d'aller se faire soigner à l'hôpital. Autre contentieux interne : Malcolm et Phil se sont battus pour une femme... Exit donc le batteur!
Et entre tous ces albums à intervalles réguliers, des tournées mondiales bien fournies'
Rudd parti, c'est par une petite annonce dans un magazine de heavy metal qu'AC/DC lui cherche un remplaçant, sans nommer le groupe. Bien surpris est alors le jeune Simon Wright, âgé de 20 ans à l'époque, lorsqu'il se rend compte qu'il auditionne pour AC/DC ! Test passé avec succès: le jeune part aussitôt en tournée et enregistre "Fly On The Wall" (1985).
Sortira ensuite "Who Made Who" (1986) que beaucoup considèrent comme une sorte de best of du groupe puisqu'il n'est, en fait, qu'une série d'anciens titres repris par Stephen King pour la bande originale du film "Maximum overdrive". Pour l'anecdote, c'est d'ailleurs King en personne, en bon fan d'AC/DC, qui a été jusqu'à faire le choix des titres. Pour autant, on ne reprochera guère à AC/DC de verser dans un art du commerce à outrance. Le rock avant les dollars, telle pourrait être la devise des gars survoltés !
1988: Nouvel album, "Blow Up Your Video", et problème de batteur, puisque Simon Wright part jouer avec Ronnie Dio. C'est finalement un vieux de la veille, Chris Slade, anciennement avec Tom Jones, The Firm et Gary Moore, qui lui succède.
1990 : "The Razor's Edge" rattrape un peu le décevant "Blow up your video". Angus et Malcolm décident alors qu'il est temps d'enregistrer un 2ème live. Sort ainsi "Live" en 1992 en deux versions, simple CD, et double pour les fans, avec le single Highway to hell chantée par Johnson pour la 1ère fois par Johnson sur CD.
Si un an plus tard, Angus nous livre un Big gun bien assaisonné sur la BOF de "Last action hero", ce n'est qu'en 1995 qu'il revient véritablement, après trois ans de pause. AC/DC retrouve en effet Rudd à la batterie. "Ballbreaker" paraît en septembre et se classe d'emblée n°4 des ventes aux USA.
Depuis, le groupe continue à tourner à travers le monde et sortir régulièrement un nouvel album, dont le "Bonfire Box Set" (1997), une collection de 5 CD en digipack, en hommage à Bon Scott, non pour la nostalgie, mais pour l'esprit de Bon, comme aime le répéter Angus; ou encore "Stiff Upper Lip" en 2000.
En signe de consécration, le groupe fait se voit introduire au "Rock And Roll Hall Of Fame" en mars 2003. Angus est encore loin du statut de légende de la guitare. Néanmoins, son jeu de scène inimitable et son costume d'écolier modèle lui garantissent désormais sa notoriété de rock star à vie. De cancre à l'école, à fouteur de bordel, comme il aime se décrire, il n'y a qu'un pas. Angus l'a franchi, avec une insolence, mais surtout un talent indéniable. Que serait encore le rock sans AC/DC aujourd'hui?
--Cédric
Multimédia
Back In Black - AC/DC Live in Toronto 2003 - Premier enregistrement sur Back In Black
Liens
- Site officiel AC/DC (en)
- AC/DC - Bedlam In Belgium (en)
- AC/DC-Back In Black (fr)(en)
L'addition
Je vous recommande l'écoute de Highway To Hell, album aux influences bluesy, période Bon Scott, et de l'excellent Live de 1992.
Vous devriez aussi écouter Jimmy Page (Led Zeppelin), Ritchie Blackmore (Deep Purple) et Slash (Guns'N'Roses).
--Cédric 21 juillet 2006 à 13:42 (CEST)



